mercredi 8 mai 2013

Le brio de Pierre Boivin ou la conjoncture cyclique de la passion pour le CH

La "fièvre" des séries est loin d'être à son comble cette année. Je pose la question dans ce post si le printemps CH est moins chaud cette année parce que le temps qu'il fait distrait les partisans, que les chances de l'équipe cette année sont moins bonnes, et beaucoup d'autres raisons possibles, ou bien que Pierre Boivin n'est plus le président de l'équipe.
En 2000, alors que je jouais au niveau atome dans le hockey mineur, je me rappelle avoir mis la main sur une paire de billets gratuite (reçue, pas donnée) dans le fin fond du Centre Molson pour aller voir un match. J'étais le seul avec mon père dans les bleus. Le Canadien dans ce temps-là faisait les séries une année sur 2. L'image du club de hockey n'était pas très bonne, admettons-le. Puis, George Gillet a acheté l'équipe et le Centre Molson, et avec l'aide de Pierre Boivin a regarni les gradins qui sont pleins (en théorie) depuis 2004. 
Des transactions flamboyantes comme celle qui a amené Alex Kovalev à Montréal ont contribué a ce mouvement. Des séries excitantes contre les Bruins au courant de la décennie n'ont pas nui.  Et il y a eu le centenaire de l'equipe, et un poste de télévision jadis Réseau des Sports, est devenu Télé-Canadiens.
Pourtant, les conditions qui me semblent pas avoir tant changées ne sont plus gagnantes, du moins en a regarder le nombre de drapeaux sur les voitures. En effet, le Centre Bell est toujours a pleine capacité, malgré une hausse du prix des billets, du stationnement, et de la bière.
Plusieurs explications possibles me viennent en tête: un possible essoufflement de l'engouement du centenaire, le club qui est méconnu, avec la perte de joueurs icônes comme Kovalev, Koivu et Théodore, la crise politique du printemps dernier qui nous a fait oublier ce qu'est le printemps à Montréal, le beau temps, la saison écourtée, l'espoir nul de voir l'équipe passer en 2e ronde, etc.
Je pense que certains de ces facteurs peuvent expliquer les 37,5 degrés (l'absence de fièvre...) des séries cette année, mais rien n'est plus marquant que le changement de direction d'une organisation pour justifier de moins bons rendements.  Sans Pierre Boivin, le Canadien se vend moins bien, et ça pourrait se traduire par un ralentissement de la vente des billets la saison prochaine (si le prix ne baisse pas). On a pourtant 3 excellents espoirs, et une rivalité de plus à prévoir avec la capitale nationale.
J'attends vos commentaire sur cette louange que je fais à Pierre Boivin. Je pourrais ajouter qu'il est probablement parti au bon moment, et ça ferait de lui un homme d'affaire autant plus génial.

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